Attentat de Central Park: suspect relâché

Thomas Mitterrand, l’homme qui avait sorti un pistolet à Central Park lors de la seconde manifestation du 10 novembre, a été relâché sous caution, annonce le porte-parole de la Commission interautorités d’enquête sur les attentats du 9 novembre.

Ce citoyen américain de 24 ans, aux lointaines origines françaises, a reconnu avoir exhibé son arme en pleine manifestation, mais il réfute nettement toute accusation de terrorisme. Ses motifs étaient au contraire, selon son avocat, de montrer que l’Amérique n’a pas peur du terrorisme.

« Mon client n’avait pas l’intention de blesser qui que ce soit, il s’était d’ailleurs armé pour protéger la foule contre une éventuelle réplique terroriste. Malheureusement, il n’a pas eu le temps d’exprimer son opinion qu’il était indûment ceinturé par d’autres manifestants. »

Les fouilles au domicile et sur l’ordinateur du prévenu semblent confirmer ses dires et permettent de se faire une idée plus claire de son profil. M. Mitterrand éprouve visiblement, de la même façon que de nombreux autres citoyens, de la fascination pour la violence, comme en témoignent les dizaines d’armes (acquises légalement) et les posters du film « 300 » découverts chez lui. Mais il paraît surtout proche des milieux patriotes, proarmes et chrétiens américains. On a en effet retrouvé dans son appartement lui plusieurs Union Jacks, symboles en forme de poisson et slogans antiavortement, ainsi qu’un lot d’insignes représentant une sorte de croix ou de temple grec. Thomas Mitterrand a en outre souvent tenu des propos islamophobes sur les réseaux sociaux, ce qui, sans être louable pour autant, le rend peu suspect de salafisme.

Le jeune homme sera néanmoins jugé pour mise en danger de la vie d’autrui, mais les charges de tentative d’attentat ne seront pas retenues contre lui. Il a d’ores et déjà été relâché sous caution.

Le procureur de l’État de New York nous annonce par ailleurs que Thomas Mitterand a porté plainte contre les personnes qui l’ont maîtrisé le 10 novembre. Il y a toutefois peu de chances que cette procédure aboutisse sur un quelconque dédommagement.

« Ne pas être armé face à la terreur, c’est accepter la terreur », s’est permis le jeune homme à sa sortie du tribunal.

Au final, il semble bien que l’interpellation de Thomas Mitterrand soit une fausse piste, conséquence aussi bien de la paranoïa ambiante que de la pression aux résultats que subissent les autorités dans cette affaire.

New Jersey Post, 14 novembre.

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